Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Patapon le nécromant vous parle

Ce blog prendra plusieurs formes. Il sera parfois absurde, parfois horrifique et parfois juste calme. Vous trouverez ici des nouvelles, des règles de jeu et le partage de quelques découvertes. J'utilise des images pour étayer mon propos mais celles-ci ne m’appartiennent nullement. Je les ferai disparaître à la première demande de leur propriétaire.

Les ennemis : Les Paladins

Publié le 6 Décembre 2015 par Patapon in Inspis

S'il y a une bande de taré que je déteste, c'est bien celle-là. Des chevaliers blonds montés sur des canassons blancs qui cassent du mort vivant à tour de bras comme si la lumière (ou je ne sais quoi) était avec eux. Qu'est-ce qu'ils peuvent me gonfler avec leur idéologie bien-pensante. A chaque fois que j'en vois un je ne peux pas m'empêcher de sauter sur son cadavre et manger son cœur. Bon puisqu'il faut se mettre au boulot, on va parler des paloufs.

loyal bon ne signifie pas toujours loyal sympa

loyal bon ne signifie pas toujours loyal sympa

Magdalena

Dante Alighieri

Captain America

CdZ

(attention il y a encore du spoile)

Contrairement aux articles précédents qui étaient surtout destinés aux MJ, celui-ci s'adresse à l'ensemble de la table de jeu. Que vous ayez envie d'intégrer un paladin à votre scenario ou que vous vouliez en interpréter un au sein de votre groupe, j'ai tricoté cet article pour vous.

Encore une fois je n'ai pas la prétention de donner des conseils, plutôt de mettre des coups de rangers dans la gorge des habitudes et partager avec vous des idées. Si vous n'êtes pas d'accord ou que vous pensez qu'il manque des choses n'hésitez pas à en parler dans les commentaires.

Tout d'abord j'aimerai poser une définition du paladin qui puisse s'appliquer à tous les jeux (ou presque). En effet le paladin est probablement la classe de personnage jouable qui subit le plus la malédiction de l'archétype. Tout d'abord, quand vous avez vu l'illustration ci-dessus, vous avez souri, mais je suis prêt à parier que vous ne vous êtes pas dit :

_ " Encore loyal bon, mais ils vont arrêter avec les paladins loyal bon."

Il est tellement courant d'associer l'idée de cet alignement avec cette classe que ça ne choque plus personne, mais si vous me laissez quelques secondes, je vais vous exprimer mon point de vue.

L'alignement est un point de règle de Donjons et Dragons et en tant que tel il n'est pas applicable aux autres jeux. Il m'est assez souvent arrivé, lors de la création de personnage, de vouloir m'inspirer de l'idée de paladin. Et quand on en arrive à présenter le personnage à toute la table il y a forcément une réaction qu'on peut résumer ainsi :

"Loyal Con."

Je tiens donc à débarrasser la blanche robe du paladin de cette tâche.

Un paladin c'est quoi donc ?

C'est un chevalier d'élite membre d'un ordre religieux.

Cette définition est bien jolie mais si je veux faire un paladin dans un jeu où il n'y a ni chevaliers, ni ordres religieux, il va bien falloir la modifier un peu. Pour commencer j'ai bien envie de résumer le terme de chevalier en "Guerrier protecteur". Le principe de protection est très important dans la chevalerie, mais il n'implique pas forcément la bonté et la protection de la veuve et de l'orphelin. Il peut s'agir de la protection des intérêts d'un seigneur, de la protection de reliques etc... J'aime l'idée de rapprocher la protection d'une certaine compétence martiale. Le chevalier est souvent associé à une idée de quête de la perfection (au moins martiale). Pour finir, un ordre religieux n'est pas forcément obligatoire pour un paladin. Le chevalier errant et solitaire peut sans problème être considéré comme un paladin. Mais la foi du paladin apporte à ce dernier un pouvoir supplémentaire. Il peut, grâce à sa foi, châtier les démons, soigner les blessures ou rendre l'espoir et le courage à des foules en perdition. Je clôturerai donc ce chapitre en donnant la définition suivante du paladin :

Guerrier protecteur guidé par sa foi.

Avec ça, vous devriez pouvoir faire un paladin dans n'importe quel jeu.

si je ne me trompe pas ça ressemble beaucoup à du Stjepan Sejic (miam)

si je ne me trompe pas ça ressemble beaucoup à du Stjepan Sejic (miam)

Magdalena

On commence par le paladin le plus évident des comics :

  • Guerrière : check
  • Protectrice : check
  • Foi : check
  • Ordre secret : check

Magdalena est en effet une chasseuse de démon porteuse de la lance du destin (ou de Longinus ou de Lug, dans le comic, c'est la même) et qui bosse pour l'ordre des chevaliers de Malte qui sont eux même très proche de l'église catholique. La lance est un catalyseur pour la foi de son porteur et transforme cette foi en puissance brute. Mais attention, elle est bien plus puissante quand la foi est pure et emplie de conviction que quand elle est portée par un fanatique. 

Magdalena a été élevée dans un couvent où on lui a appris les arts martiaux, l'histoire, la mythologie, la religion et les techniques de combat. Elle préfère se servir des armes médiévales mais possède tout de même un flingue au cas où.

Magdalena en jeu :

Pour commencer, Magdalena est un personnage évoluant dans un monde contemporain, on va donc essayer de l'adapter à quelques jeux contemporains. Ensuite il nous faut décrire un petit peu Magdalena. 

Les jeux :

Magna Veritas : trop facile, je vous laisse faire tout seul.

Delta Green : et si pour changer vous ne veniez pas d'une organisation gouvernementale mais d'un ordre secret du Vatican. Il y a fort peu de chance que vous puissiez débuter avec un objet aussi puissant que la lance du destin, mais interpréter un curé de combat devrait vous changer un peu.

Nephilim : Tu le sens mon gros phénix dracomaque

Le personnage :

Magdalena n'est pas un paladin brillant qui sauve la vie et donne des leçons à tout le monde. Magdalena sait combattre, certes, mais elle ne sait pas bien mentir, n'est jamais sortie de son monastère et connais très peu la vie réelle. Elle pourra être forte utile dans un groupe lors d'un combat ou pour un jet en bibliothèque ou histoire, mais sera inutile quand il s'agira d'obtenir des informations importantes ou négocier une alliance. Magdalena n'est pas une fanatique, elle croit que les monstres et démons sont un danger pour les autres mais est tout à fait capable de mettre de l'eau dans son vin et hiérarchise les "péchés" en fonction de leur importance. Magdalena est un bon soutien mais elle ne fait pas partie de ces paladins qui rendent l'espoir aux peuples par des discours ou son aura, en réalité elle reste plutôt en arrière-plan dans le domaine des interactions sociales. Sa discrétion lui permet, d'ailleurs, d'opérer dans le plus grand secret quand elle le désire.

Le PNJ :

A moins que les personnages ne soient eux même des démons pervers ou des nécromants sadiques, Magdalena sera forcément une alliée des PJs. Ils pourront ne pas être d'accord et on pourra même imaginer des échanges de marrons mais ça n'ira jamais plus loin. Il sera aisé pour les PJs de manipuler Magdalena puisqu'elle est ignorante des réalités, mais ça ne marchera qu'une fois. S'il s'agit juste d'une arnaque, alors elle sera toujours méfiante à leur contact, si la manipulation a des répercutions bien plus grave elle préfèrera ne plus jamais les croiser, ou s'ils sont réellement dangereux ils auront un nouvel ennemi.

Madame et monsieur Comédie ont une fille, comment vont-ils l'appeler ? Ludivine.

Madame et monsieur Comédie ont une fille, comment vont-ils l'appeler ? Ludivine.

 

Dante Alighieri

Pour ceux qui pensent que je vais parler de littérature, je vous conseille de passer votre chemin. Il ne sera ici que partiellement question de la Divine Comédie, puisqu'on va parler du jeu vidéo Dante's Inferno (qui est tiré de la divine comédie, certes... mais on est très loin, mais alors très loin d'une forme de poésie quelle qu'elle puisse être).

Nous venons de parler d'un paladin plutôt sympathique qui sait accorder sa foi et sa bonté, qui n'écrase pas les autres par sa présence et qui sait s'insérer au sein d'un groupe. Si maintenant nous parlions d'un paladin violent et obnubilé par son objectif. Pour commencer Dante est un croisé participant à la troisième croisade. Il va se faire tuer lors du siège d'Acre. Il profite de sa rencontre avec la mort pour la détruire et lui faucher sa faux. Lors de sa croisade il va massacrer des musulmans et violer leur femme. Etant persuadé que ceux qui participent à la croisade seront absous de leur pêchés, rien ne l'arrête (y compris la promesse de chasteté qu'il a fait à sa future femme Béatrice). Lors de son combat contre la mort il va apprendre que cette croisade n'est pas une sainte mission. Après une forte introspection, il commence à se rendre compte de ce qu'il a commis, et pour résoudre son conflit interne, va se coudre sur la peau une sorte de tapisserie rouge qui relate l'ensemble de ses pêchés... Un type bien sous tous rapports, donc. Mais ce n'est pas terminé.

Lorsqu'il rentre chez lui, à Florence, il retrouve sa future femme et son père morts. Le Diable lui-même va alors kidnapper l'âme de sa femme et l'emmener en enfer. Dante décide, tout naturellement, d'aller la chercher et de faire rendre gorge à Lucifer. Avant le départ de Dante pour les croisades, Béatrice, la future femme du héros, a fait jurer à ce dernier de ne coucher avec aucune autre femme et de protéger son frère. Dante, bien sûr, va rompre ces deux promesses. Ce que Dante ignore, c'est que Béatrice a passé un pacte avec Lucifer. Si Dante rompt son vœu de fidélité, Béatrice offrira son âme au prince des enfers (bon, il ne faut pas être malin, mais nous ne sommes pas en présence de grands intellectuels non plus).

Voilà pour la petite histoire et, pour résumer, nous sommes en présence d'un paladin tueur et violeur qui parce qu'il sait qu'il ne sera pas absous se coud une représentation de ses pêchés à même la peau... Vous le sentez le personnage saint d'esprit ? (il faudra d'ailleurs, un jour, que je réfléchisse au fait qu'on raconte des histoires bien plus mouvementées avec des crétins qu'avec des personnes saines d'esprit).

Dante Alighieri en jeu :

Bien, alors il faut que nous nous mettions d'accord sur ce personnage. Si vous voulez en faire un PJ, je vous recommande chaudement d'en parler à votre MJ avant même de vous munir d'une fiche de perso. Dante Alighieri est brutal et obnubilé, ça en fait un compagnon dangereux et difficile. Si la campagne de votre MJ se base sur la vengeance, par exemple, il pourra tout à fait s'insérer au sein du groupe de joueur ; si, par contre, le scenario est plus subtil ou basé sur la découverte et l'aventure, changez d'idée : Dante ne peut pas être un aventurier. Pour vous donner une idée, on va s'attarder sur les jeux dans lesquels on peut intégrer Dante :

Les jeux :

L5A : un rônin qui cherche à venger son Daimyo et le nom de sa famille. Pour un personnage comme celui de Dante on choisira un ancien membre du clan du Lion, peut-être même de l'école Matsu. Bonne nouvelle, il commence forcément avec un sombre secret (les crimes de son passé). Pour ce personnage il manque le côté "foi". Il sera alors fortement conseillé de lui donner un lien particulier avec ses ancêtres ou les fortunes. Il faut aussi que la créature qu'il recherche soit un Oni majeur.

Deadlands : Un croyant qui traverse tout le weird west à la recherche de sa femme qui a été capturée par une horreur particulièrement puissante. Là, pour que le personnage ne s'intègre au groupe, il suffit que l'horreur soit aussi l'ennemi recherché par le groupe.

Unknown Armies : un type qui sort juste de prison (il y a été pour des crimes affreux qu'il a réellement commis) et qui, à son retour chez lui, s'aperçoit que sa famille a été assassinée. Le personnage va, naturellement et sans s’en rendre compte, canaliser un avatar de vengeance et attirer l'attention de l'underground vers lui. Encore une fois, si le groupe partage un ennemi commun avec ce personnage ça peut être assez aisé. On peut même imaginer un final avec l'ascension du personnage.

Le personnage :

Dante est une brute de combat et il possède des scores énormes en constitution et en volonté, ce qui lui permet de faire face à toute forme d'agression. Si vous voulez qu'il s'intègre à peu près correctement au sein du groupe, je conseille de ne pas appuyer trop sur son intransigeance. Par contre il faut absolument qu'il est un rapport avec l'idée de pêché ou de courroux divin (qu'il en soit le bras ou la victime). Il doit toujours rester un peu en marge du groupe par son côté "trop" mystique et par ses actes (il est du genre à s'automutiler tout de même). Il doit porter sur lui la trace de ses pêchés. Comme l'original il peut s'être cousu une représentation de ses pêchés, mais il peut aussi arborer d'étrange scarification faciale (la gravure faciale au cutter reste une activité récréative pour ce genre de malade).

Dante a oublié le sens du mot subtilité, mais si vous voulez qu'il s'intègre au sein d'un groupe, le joueur, lui, doit garder en tête le sens du mot patience. En effet, il y a des moments où on peut passer un PnJ à tabac et un moment où il faut l'amadouer. Et ça, c’est le rôle des autres PJs, à condition qu'on les laisse faire. Le défaut d'un PJ Dante c'est qu'il peut très vite prendre toute la place à une table de jeu et son fanatisme peut bloquer le plaisir des autres participants. Si vous évitez cet écueil votre personnage ajoutera une touche sombre au groupe et collera parfaitement à une campagne sérieuse jouant sur l'horreur.

Le PnJ :

Là c'est assez facile, comme c'est un PnJ, vous pouvez vous lâcher sur le fanatisme du personnage. Qu'il soit allié ou ennemi, Dante posera très probablement problème aux personnages. Dante est un très bon personnage récurrent, comme si aucune blessure ne pouvait réellement le tuer. Il fonce au combat quel que soit l'adversaire et n'a peur de rien. Rien ne l'arrête, pas même la mort. On peut d'ailleurs imaginer que, s'il a été tué avant qu'il ne termine sa quête, il revienne d'entre les morts encore et encore jusqu'à ce qu'elle soit terminée. Attention cependant, il est très important que les joueurs ressentent qu'il est l'expression d'un courroux divin, ça renforcera le fanatisme du PnJ et lui donnera une légitimité à laquelle les joueurs ne devraient pas s'attendre.

tant de palinitude en un seul homme.

tant de palinitude en un seul homme.

Steve Rogers

Nous y voilà, après avoir parlé de deux paladins discrets ou renfermés, nous voyons enfin la lumière, l'incarnation de l'espoir et du renouveau. Captain America est en effet un symbole d'héroïsme et de courage. Nous allons donc nous pencher sur le paladin inspirant, celui qui pousse ses alliés à se surpasser.

Je ne vais pas vous faire un topo complet de la vie et l'œuvre de Captain America. Il est assez facile de savoir qu'il a reçu une injection du sérum du super soldat qui a fait de lui l'homme qu'il est maintenant. Il a longuement servi de héros à la bannière étoilée et représenté les états unis dans les guerres qu'elles ont menés au début et au milieu du XXe siècle. Sa place en tant que VRP des USA a été remise en doute, en particulier pendant l’âge d'acier des comics (il s'est aussi réveillé avec une sale gueule de bois après la période McCarthy). Il est depuis un défenseur des opprimés et est complètement indépendant du gouvernement du pays dont il porte la bannière. Il ira même jusqu'à s'opposer à son gouvernement lorsqu'il estimera que celui-ci dépasse les bornes (voir Civil War). Steve Rogers n'est pas toujours du côté de la légalité mais toujours de celui de la morale. En réalité si paladin devait être résumé par un seul personnage, je pense qu'il s'agirait de Steve Rogers.

« Un paladin me dis-tu, mais ses pouvoirs sont issus de la technologie et il ne sert aucun dieu ? »

Pour commencer sur la foi, Captain America est bien souvent dépeint comme un croyant fervent et pratiquant dès qu'il le peut. Ce n'est pas un trait prégnant de sa personnalité mais c'est suffisamment présent pour que la question de la foi de Rogers ait déjà été abordée (en particulier dans la série Ultimates que je recommande chaudement). Effectivement sa super agilité, sa super-vue et ses supers trucs, il les obtient de la science, mais il possède un pouvoir jamais quantifié qui lui viennent de sa foi profonde. Captain America a le pouvoir de l'inspiration, il est capable de faire douter un ennemi, il est capable de le faire retourner dans le droit chemin et ce pouvoir est clairement un pouvoir de paladin. De plus la foi en un dieu dans l'univers Marvel peut sembler désuète pour celui qui sert la main quotidiennement à Thor, la vrai foi de Captain America est toute autre : il croit en la Justice (avec un J majuscule s'il vous plait).

Captain America est donc bien un guerrier protecteur guidé par sa foi.

Captain America en jeu :

Comme pour les autres, on va voir dans quel jeu on peut caser notre Steve Roger :

Scion : Horus, Athena, Tyr, Quetzalcoatl, Amaterasu ou Shango avec un charisme et une dextérité épique. Si vous voulez pousser le vice, équipez votre Scion d'un bouclier magique.

Bloodlust : et si c'était un bouclier en soif de justice qui avait trouvé un jeune officier Vorozion ?

Retro Futur : un terroriste en quête de rédemption se met à protéger des égarés.

Le personnage :

Pour avoir essayé plusieurs foi, Captain America est, à mon avis, et avec Hulk, le super héros le plus difficile à retranscrire sur une feuille de perso. Les équilibres de créations de personnages ne sont pas faits pour créer le personnage parfait, donc vous ne pourrez pas créer à coup sûr un Captain America. Cependant, et comme tout paladin, vous vous rassurerez en le dotant de bonne compétence de combat et surtout de compétences élevées en commandement, empathie, autorité, expression ... Le Captain America a forcément un très haut score en charisme et l'idéal serait même que le reste de votre groupe le considère comme le "chef du groupe" ou en tout cas son représentant.

Steve Rogers sait se servir des compétences de chacun, il n'entrave donc pas les actions des autres personnages, surtout si c'est leur spécialité. Si vous avez lu Civil War vous savez ce qui se passe avec le Punisher. Vous savez comment il gère ses troupes quand ça se passe bien mais aussi quand ça se passe de travers. Captain America ne plie ni ne rompt tant qu'on a besoin de lui, il défend avant tout les plus faibles, ce qui le rend aisé à manipuler.

Le PnJ

La position du Captain face aux joueurs dépendra uniquement d'eux en réalité. Il sera un allié assez prévisible ou un ennemi acharné. S'il est leur allié il pourra servir de renfort, mais plus probablement de mentor. Il maitrise la tactique, la stratégie, le combat à main nue, l'utilisation des armes et peut donner des conseils dans toutes les configurations de combat possibles et imaginables. En tant qu'adversaire, Cap' reste le même, il est donc spécialiste du combat. Ne pensez d'ailleurs pas que c'est parce qu'il est paladin qu'il ne peut pas s'infiltrer chez les joueurs et pratiquer l'espionnage. Un adversaire comme Cap' c'est un peu comme se fritter avec une Motoko Kuzanagi, c'est très ardu. La différence entre le Captain et le Major c'est que Steve Rogers est beaucoup plus apte à la négociation et fait son possible pour ne pas tuer ses adversaires.

 

Pour ceux que ça intéresse je suis Shura ascendant Masque de mort.

Pour ceux que ça intéresse je suis Shura ascendant Masque de mort.

Les chevaliers du zodiaque

Si vous pensiez malgré tout que, finalement tout ça, c'est juste du détail, que tous les paladins se ressemblent, je vais tacher de vous prouver le contraire. En effet si pour vous, tous les paladins se ressemblent, alors il vous semble impossible qu'on puisse créer une série composée entièrement de paladin. Et bien détrompez-vous, les chevaliers du zodiaque sont tous, sans exception, des paladins. Les bronzes, les argents, les ors, ceux de Poséidon, d'Odin, d'Hadès. Certaines mauvaises langue pourraient arguer que ceux de Poséidon sont des anti-paladins mais les anti-paladins ne sont, au final qu'une sous famille des paladins.

Je ne vais pas m'étendre avec autant de précision sur chacun des chevaliers du zodiaque, par contre je vais faire le tour des plus connus pour prouver que, malgré tout ce qu'on pense, les paloufs sont tous différents.

Seiya du Pégase, Le fanatique :

Il tire son pouvoir de l'amour qu'il porte à sa déesse et de celui qu'elle lui porte. Il est d'ailleurs le favori d'Athéna, ce qui prouve bien que les dieux favorisent leurs fanatiques.

Shiryu du Dragon, le martyre :

Il croit tellement en sa déesse qu'il lui donnera tous ses membres sans hésiter. Il est celui qui se sacrifiera pour ses alliés. Il passe d'ailleurs la plupart des épisodes avec un bandeau sur les yeux.

Shun d'Andromède, le pacifiste :

Ce n’est pas parce qu'on a une arme, qu'on sait s'en servir qu'on a forcément envie de le faire. Il est d'ailleurs intéressant de voir que le chevalier de bronze le plus puissant (si si) est celui qui a toujours besoin d'aide.

Ikki du Phénix, le colérique :

Lui l'injustice le met en colère, et quand il est en colère il est impitoyable. Il considère d'ailleurs que frapper sur son frère est une grande injustice.

Hyoga du Cygne, le discret :

Yoga n'est pas du genre à gueuler haut et fort son amour pour Athéna. Il suit son petit bonhomme de chemin tout seul.

Mu du Bélier, le serviable :

Mu est sympa, quand les chevaliers de bronzes ont besoin de consulter les chevaliers d'or, c'est généralement vers lui qu'ils se tournent. Il a, de plus, la première maison à traverser. Il est donc une sorte de portier qui choisit de laisser entrer ou non.

Aldebaran du Taureau, le bourru :

Sa passion est de se tenir debout avec les bras croisés. Sinon il ne parle pas beaucoup non plus et, à l'image de son signe a une technique de combat très terre à terre.

Saga du gémeau, le schizophrène :

Tantôt bon, tantôt ambitieux, Saga possède, comme son signe, deux visages. Il est incapable de contrôler ses changements de personnalité.

Kanon du gémeau, le manipulateur :

Parce qu'on est paladin, on ne devrait pas faire de politique ? Vous avez vu jouer ça où ? Se servir du pouvoir de la foi et de son charisme naturel n'est en rien un problème pour un paladin tant que ça sert les intérêts de sa Déesse. Bon ok Kanon change de Dieu en cours de route mais ça n'empêche que c'est un paladin quand même.

Masque de mort du cancer, le côté obscur :

Bon ok, lui, je vous l'accorde, il est louche. D'ailleurs son armure fini par le répudier. Mais il a un pouvoir qui est lié à sa foi et il protège la 4e maison du zodiaque., et la répudiation n'est elle pas le propre du paladin ?

Aior du lion, l'homme d'action :

Aior est d'abord contre, quoi qu'il arrive. Puis à force de parler avec lui, ce qui n'est pas son activité favorite, on peut lui faire entendre raison. Il a tendance à ne pas trop chercher à comprendre et à juger à l'emporte-pièce. Par contre il sait reconnaitre ses erreurs.

Shaka de la vierge, le mystique :

Réincarnation de Bouddha, Shaka est le plus perché des chevaliers d'or. Il est tellement éloigné des réalités qu'il ne comprend même pas que Saga, sous son manteau de grand pope, est une ordure. Il est presque plus proche du prêtre que du paladin.

Dohko de la balance, le sage :

Dohko est celui qui tache de comprendre les implications des évènements. Il est toujours celui qui explique la réalité cachée derrière le secret ou le mensonge. Secret qu'il manipule lui-même comme une arme.

Milo du scorpion, le juge :

Milo est prompt à juger son prochain et garde une rancœur tenace pour les adversaires d'Athéna. Il faut l'intervention d'Athéna ou la ténacité de Hyoga pour le faire douter de son jugement.

Ayoros du sagittaire, le juste :

Ayoros est bon, juste et plein de compassion. Il fait le sacrifice de sa vie pour sauver celle d'un enfant (bon c'est la réincarnation de la déesse, mais sur 12 chevaliers, il est le seul à le faire).

Shura du capricorne, le loyal :

Shura est fidèle à son poste et jouera son rôle jusqu'au bout. Peu importe qui est le grand pope, il protègera sa maison. Cette loyauté peut paraitre débile, mais c'est aussi grâce à celle-ci qu'il a reçu Excalibur des mains d'Athéna.

Camus du verseau, le distant :

Comme ses attaques, Camus est froid. Il a appris à maîtriser son comportement pour ne jamais s'emporter. Il peut sembler sans cœur mais ses actions ont toujours un but caché, même quand il s'agit de faire couler le bateau dans laquelle se trouve la mère de son disciple.

Aphrodite du poisson, le poseur :

Tout est dans l'apparence pour Aphrodite. Il fera attention à être raffiné, et il pense que la beauté des attaques valent autant que leur puissance.

 

Les ennemis : Les Paladins

 

Bon je vous lâche avec mes paladins. Ça m'a fait du bien de bosser sur les guerriers de la foi et j'espère que vous aurez pu piocher dans ce document des inspirations pour PJ ou PnJ paladin sortant un peu de l'ordinaire.

J'ai conscience que ce document est long, alors merci de m'indiquer en commentaire si, pour le prochain dossier, vous préférez plusieurs épisodes ou, encore une fois, un gros dossier comme celui-ci.

Merci d'avoir lu.

Commenter cet article

Axel 17/12/2015 17:10

Excellent !
Petite coquille dans le descriptif de Shaka, le chevalier de la vierge: "Réincarnation de Bouddha, Shaka est le plus perché des chevaliers d'or. Il est tellement éloigné des réalités qu'il ne comprend même pas que Shaka, sous son manteau de grand pope, est une ordure. Il est presque plus proche du prêtre que du paladin."

Ce n'est pas "Shaka" sous le manteau de grand pope, mais "Saga" :p

Patapon 18/12/2015 08:56

Effectivement, je m'en vais corriger cette horrible bévue tout de suite.